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Sur une autre planète, Thierry Neuville entre dans la légende

Lauréat de dix-huit spéciales sur dix-huit, à la fois rapide et spectaculaire tout en évitant les nombreux pièges de cette 59ème édition disputée par une météo quasi printanière, Thierry Neuville a inscrit pour la première fois son nom au palmarès des Legend Boucles. Une épreuve Historic avec un énorme engouement populaire que notre vice-champion du monde, toujours assisté par Nicolas Gilsoul, a véritablement survolée.

« J’ai vraiment passé un super week-end, » s’exclamait le pilote de la très jolie Porsche Carrera RS N°5. « On a pris un max de plaisir dans cette auto et j’espère qu’on a assuré le spectacle. On a clairement dominé mais c’est logique vu que l’on passe trois à quatre jours par semaine dans une voiture de course. J’ai pu constater ici que le rallye reste vraiment un sport très populaire en Belgique. Je garderai surtout l’image de la foule. Impressionnant ! »

Comme les chronos de Thierry qui a tout de même relégué son patron d’un week-end et dernier vainqueur en date Bernard Munster à 406,26 points, soit près de sept minutes : « Je lui ai proposé de lui donner mes chaussures, ce sont elles qui doivent faire la différence, » souriait le vainqueur.

« On s’est régalé, » renchérissait Nicolas Gilsoul. « J’avais déjà gagné à Spa avec Bruno Thiry, mais maintenant ici avec Thierry c’est spécial. Le parcours ce dimanche était digne d’un Mondial. »

Psychologiquement, certains diront que Neuville et Gilsoul ont désormais vaincu le signe indien… « Cette victoire ne va rien changer par rapport à notre approche pour le Mexique, mais c’est sûr que cela ne va pas faire de tort. Moi je veux bien gagner toutes mes courses comme cela avec Thierry, » concluait son copilote.

Deuxième, pour la première fois avec son fils Grégoire, Bernard Munster était aussi heureux que s’il l’avait emporté à nouveau : « Deuxième derrière Thierry, le doublé pour ma structure BMA, c’est le rêve. Je suis très ému. Je vais bénéficier de plus de retombées avec cette victoire. Thierry était vraiment sur une autre planète, intouchable. Jamais je n’aurais imaginé pareils écarts. Il est très fort. »

Complétant le podium sur sa Ford Escort, Patrick Snijers rayonnait lui aussi. « Impossible d’aller chercher les Porsche qui motricent mieux et sont plus puissantes. Mais je me suis bien amusé. Les spéciales étaient belles. Je suis content. »

Pas autant peut-être que Guino Kenis, surprenant quatrième sur sa BMW 2000 ti de 1966 de 180 chevaux: « Pour moi, c’est le plus beau rallye de l’année : top parcours, top auto, top copilote, super ambiance et un résultat totalement inespéré. Vivement l’année prochaine. »

Le Germanophone et les trois Flamands devançaient l’Opel Manta Transeurop du Liégeois Romain Delhez, premier Francophone devant Fred Bouvy qui aura disputé tout son rallye sans 3ème ni 4ème rapport sur sa Porsche : « Rendez-nous toutes nos vitesses et on aurait pu jouer le podium avec Munster et Snijers, » estimait le Bruxellois.

Le Néerlandais Bas Jansen, inattendu septième sur sa MKI, terminait premier étranger devant le Français Jean-François Mourgues (Ford, 8ème), le régional de l’étape Fred Caprasse et le Britannique Tim Pearcey clôturant le Top 10.

Au terme d’une deuxième étape sur terre unanimement appréciée fatale à Marc Timmers (tonneau dans l’ES14 de 37,5 km alors qu’il luttait pour le podium) et à un François Duval peu en veine (avant de son Escort explosé dans une chicane de Mandarine), on notera encore la 11ème place de la Volvo de Sébastien Glaude, la 12ème de Guillaume Mondron, la 13ème de la Peugeot 504 V6 de Benoît Galand, la seizième de Renaud Verreydt ou encore la dix-huitième de Larry Cols pour son retour après neuf ans d’absence.

« Les débuts ont été laborieux, mais aujourd’hui j’ai pris un pied d’enfer sur la terre, » concluait le fils de « Didi ». « Je me suis pris au jeu et j’ai signé quelques chronos sympas ce dimanche. Sans ces coefficients avantageant trop les plus vieilles autos, j’aurais encore gagné quelques places. »

Voilà une bien belle édition qui s’achève avec un vainqueur dont le nom ne fera assurément pas tache au glorieux palmarès de l’épreuve.

 

Le classement final (sous réserve): 1. Neuville-Gilsoul (Porsche Carrera RS Gr.4) 1724,20 points ; 2. Munster-Munster (Porsche Carrera RS Gr.4) à 406,26 pts ; 3. Snijers-Geeraerts (Ford Escort MKII BDA Gr.4) à 445,66 ; 4. Kenis-Vanoverschelde (BMW 2000 Ti) à 505,08 ; 5. Delhez-Bonaventure (Opel Manta Transeurope) à 722,53 ; 6. Bouvy-Hottelet (Porsche 911 SC 3.0 Gr.4) à 768,68; 7. Jansen-Van den Houdt (P-B/Ford Escort MKI) à 889,20 ; 8. Mourgues-Giraudet (Fra/Ford Escort MKII BDA Gr.4) à 906,89 ; 9. Caprasse-Razzi (Ford Escort MKII BDA) à 940,77 ; 10.  Pearcey-Shanks (GB/Ford Escort MKII BDA Gr.4) à 986,97 ; 11. S. Glaude-Gérard (Volvo 144s) à 1055,51 ; 12. Mondron-Werner (Porsche 911 Gr.4) à 1066,59 ; 13. Galand-Prévot (Peugeot 504 V6) à 1082,30 ; 14. Griffiths-Bos (Ford Escort MKII BDA) à 1088,61 ; 15. Gerst-Enderlle (All/Porsche 911 Gr.4) à 1091,44 ; 16.   Verreydt-Elst (Ford Escort MKI) à 1096,68 ; 17. Deflandre-Lambert (Porsche 911 Gr.4) à 1134,42 ; 18. Cols-Leyh (Ford Escort MKII 8S) à 1144,05 ; 19. Siddall-Bull (GB/Fiat 131 Abarth) à 1179,76 ; 20. Brasseur-Brasseur (Porsche 911 Gr.4) à 1233,76