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 World Series by Renault Day 3

 

Sainz et Esmeijer doublent, premières pour Bonifacio et Braams

 

Le soleil rayonnait autant que la veille et le public était déjà présent en masse (68.000 personnes ont assisté à l’événement sur l’ensemble du week-end) au moment du départ de la première course de la journée, la Formula Renault 1.6 Junior NEC.

 

Une course moins mouvementée que la veille, le principal fait de course étant l’absence sur la grille de départ des deux sociétaires de la 2e ligne, Florian Janitz et Larry Ten Voorde, tous deux bloqués au bout de la pitlane.

 

Devant, Janneau Esmeijer (Provily Racing) nous refaisait le coup de la veille en s’imposant depuis la pole devant l’Australien Anton De Pasquale (Lechner Racing School) resté durant vingt minutes dans le sillage du Néerlandais sans toutefois pouvoir porter une attaque.

 

Profitant de la vue dégagée devant lui sur la grille, Max Defourny (5e en qualifs) virait en 3e position et suivait les deux leaders avant de commettre une petite faute au double gauche permettant à l’Allemand Lenerz de revenir dans son sillage et de le passer à l’aspiration. Mais le Liégeois de 15 ans ne se laissait pas faire et récupérait son premier podium en monoplace au prix d’un super freinage au Bus Stop où il faisait l’extérieur à un rival tellement surpris qu’il partait à la faute.

 

« Cela fait du bien de monter sur le podium ici devant mes parents, mon public, » racontait le Liégeois n’ayant pas toujours connu la réussite en karting. « J’ai commis une petite faute mais je me suis racheté. Je voulais cette troisième place et je l’ai eue. »

 

Un instant septième, en lutte même pour la sixième place, Simon Mirguet a finalement dû, lui, se contenter d’une nouvelle 9e place après avoir perdu deux places en vue de l’arrivée. « Mes pneus se dégradaient fort et je me suis payé une frayeur au pif paf, » racontait le Namurois néanmoins heureux de ses progrès. « Avec très peu de roulage, je suis maintenant déjà en mesure de me battre dans le second peloton. »

 

Entre deux shows de la Red Bull-Renault RB9 de Jean-Eric Vergne et de la Renault 5 Maxi de l’acrobate Jean Ragnotti, on enchaînait avec la deuxième manche de l’Eurocup Formula Renault 2.0.

 

Et comme la veille, le petit Nyck De Vries ne parvenait pas à garder l’avantage de sa pole puisqu’après un départ fort chahuté avec la sortie d’Aurélien Panis aux Combes, le pilote du Korainen Racing se faisait remonter par le Brésilien Bruno Bonifacio, deuxième lauréat du week-end, et le Norvégien Dennis Olsen, le vainqueur du samedi. Deuxième puis troisième, De Vries, le protégé du McLaren Jr Team, conserve néanmoins un bel avantage au championnat mais sera pénalisé de quatre places sur la grille de départ de la prochaine course pour conduite anti-sportive.

 

Les tribunes étaient quasi combles au moment où la quarantaine de Clio entrait en piste pour la deuxième course du week-end.

 

Et cette fois cela cartonnait dès le départ. En premier ligne, la révélation du week-end Régis Gosselin ratait son envol et se retrouvait pris en sandwich entre deux Clio après une manœuvre dangereuse du Suisse Eberlé. L’espoir belge gardait le pied enfoncé pour dégager les deux autos se rabattant sur son capot. Derrière c’était l’accrochage, Eberlé, Michael Bleekemolen et le vainqueur de samedi Melvin De Groot (crevaison) restant sur le carreau.

Max Braams, Sebastian Bleekemolen, Robert Van den Berg et Régis Gosselin se retrouvaient dans cet ordre derrière la voiture de sécurité. Une fois la meute relâchée, on allait assister à deux duels très intenses, pour la victoire entre Max Braams et Sebastiaan Bleekemolen, et pour la troisième marche du podium entre Van den Berg et un Gosselin confirmant tout à fait son statut de Nouvelle Star de la Clio. Passé troisième à l’aspiration, il résistait jusqu’au bout aux assauts du vieux renard Van den Berg. Bien joué ! Devant, Braams perdait un instant la première place qu’il récupérait ensuite de brillante manière.

 

« Deux premières courses en Clio, deux podiums, je n’aurais pas pu imaginer plus belle entrée en matière, même dans mes rêves, » confiait le jeune loup Gosselin. «La deuxième manche a été la plus dure. Ma voiture a été pliée dès le départ. J’avais peur de devoir rentrer ou d’exploser un pneu. Mais j’ai continué à me battre pour la troisième place. »

 

Avant la quatrième et ultime démo de « JEV » et la Red Bull F1, le public allait déguster le plat de résistant de ces magnifiques World Series by Renault réunissant plusieurs dizaines de milliers de spectateurs : la course longue, avec « pitstop » obligatoire, de la Formula Renault 3.5. Une épreuve marquée par la nouvelle domination de Carlos Sainz Jr, le nouveau roi de Francorchamps.

 

Parti en pole, le « Matador » n’a jamais perdu la tête et a croisé le drapeau à damier avec une douzaine de secondes d’avance. Le pilote Red Bull s’envole désormais au championnat.

Dans son sillage, les Britanniques Oliver Rowland et Will Stevens ont échangé leurs positions de départ sur le podium, le premier nommé perdant une dizaine de secondes en calant lors de son arrêt. Revenu de la 11e place, le Français Pierre Gasly terminait quatrième, Norman Nato sur la seconde monoplace du team Dams complétant le podium.

 

« Francorchamps est définitivement mon circuit préféré, » confiait le fils du double champion du monde des rallyes. « Deux poles, deux victoires, le week-end parfait. Je remercie l’équipe Dams qui aujourd’hui a eu un rôle très important dans mon succès grâce à une excellente stratégie et un tout bon pitstop. »