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 Guino Kenis sur une BMW 130i en BRCC Sprint lors de Spa Euro Race

 

« J’ai toujours été partisan du sprint pur ! »

 

A l’occasion de Spa Euro Race, troisième round du BRCC, Guino Kenis effectuera son retour sur la scène belge des circuits. C’est un petit miracle que le citoyen de Turnhout – dont on connaît l’attachement à BMW – puisse se glisser au volant d’une 130i un bon mois après la violente sortie de route au Rallye de Wallonie qui lui a valu un séjour à l’infirmerie.

 

« Cet accident et surtout ses conséquences – je souffre toujours des séquelles d’une fracture à la jambe – m’ont fait comprendre que mon manque d’expérience et de connaissance des parcours constitue un handicap rédhibitoire dans les épreuves routières belges », analyse Guino à propos de son passage dans une discipline où il a débuté en 2011. « Lorsque l’on veut tutoyer les limites en étape spéciale où la marge de sécurité est très mince, on doit savoir qu’il est possible de se faire mal ; c’est la grande différence avec le circuit où des zones de dégagement et des bacs à gravier réduisent le risque en cas de sortie. Donc, en tant que gestionnaire d’une société et patron d’une trentaine de personnes, mais aussi et surtout comme père de famille, je ne peux plus me permettre de jouer ce genre de jeu. Le sport automobile reste pour moi un hobby, même si je l’ai toujours abordé avec le désir de conduire mieux et d’aller plus vite, surtout quand je peux me battre pour la victoire comme c’était le cas dans la classe GT en rallye. »

 

Que Guino se tourne vers le BRCC Sprint ne constitue pas une surprise. Il a fait ses armes dans les coupes de marque comme la R5 – où il a affronté un certain Pierre-Alain Thibaut – et la Clio Cup, puis, après un passage en Carglass Cup, il a connu ses jours de gloire en Procar. En 1997, il pilotait une BMW 320i « made by G&A Racing» et s’est battu avec le Français Christophe Dechavanne pour le titre en Critérium, la division 2 du Procar. Et à l’époque, c’était bien de sprint qu’il était question…

 

« J’ai toujours été fan de sprint parce que dans les épreuves de longue haleine, il faut tenir compte d’un deuxième voire d’un troisième pilote et que le résultat final est souvent déterminé par… la différence de chronos entre les membres d’un équipage », explique celui qui a également disputé le Procar sur une Nissan de… RBM. « En sprint, on met les gaz dès que le feu passe au vert, on reste à fond jusqu’au drapeau à damier… et l’on est seul responsable de la victoire ou de la défaite. »

 

Ayant songé d’abord à aligner une M3 GT4 – une monture qu’il connaît bien pour l’avoir pilotée en FIA GT4 – en BRCC Sprint, Guino s’est finalement tourné vers une BMW 130i propulsée par le 6 cylindres 3.2 de la M3 : « La raison est simple : ma jambe gauche ne répond pas encore de manière optimale et je ne peux conduire en course qu’une voiture équipée d’un paddle-shift, un accessoire aisément adaptable sur la 130i. »

 

Guino connaît les chronos réalisés par ses futurs adversaires au volant de Ginetta, BMW M3 et Silhouette 1M. Il espère se hisser à leur niveau lors des quatre sprints de 15 minutes figurant au programme lors de Spa Euro Race : « Le fait de regrouper les voitures avec la Leading Car est une bonne initiative pour les spectateurs mais personnellement, je reste partisan d’un vrai sprint, sans temps mort. Avec le système de la Leading Car, la tactique et la stratégie – notamment la gestion des pneus – retrouvent un rôle important. Mais bon, vous ne m’entendrez pas me plaindre : je me réjouis de revenir en sprint et de croiser à nouveau le fer à armes égales avec mes rivaux. »

 

Pour l’heure, il n’est encore question que d’un one-shot : « Cette participation aura-t-elle une suite ? Cela dépend de mes chances de vaincre et du plaisir que j’éprouverai à retrouver l’ambiance du circuit après cette période consacrée aux épreuves routières. »